ÉDITION 2018


Films d'annonce



Programmation 2018

"Ne me libérez pas, je m'en charge" de Fabienne Godet en présence de Michel Vaujour

A 19 ans, Michel Vaujour se fait arrêter pour vol de voiture et conduite sans permis. Il est condamné à trente mois de prison. Quand il est enfin libéré, sous le coup d'une interdiction de séjour dans son département, il ne peut pas rentrer chez lui. Quelques mois plus tard, il se fait de nouveau prendre au volant d'une voiture, toujours sans permis. Il est renvoyé en prison mais il n'a pas l'intention d'y rester. Il enchaîne les évasions qui lui vaudront sa réputation.


"Les saisons" d'Artavazd Pelechian en présence de Serge Avedikian

La mise en scène lyrique de quelques moments forts de la vie quotidienne de bergers d'Arménie qui s'inscrivent dans le cycle des saisons : la fenaison, la transhumance sont les principaux leitmotivs de ce poème cinématographique. Glissades à flanc de montagne sur des traîneaux de paille, brebis égarées dans un torrent bouillonnant, Pelechian et sa caméra se laissent emporter par une ronde de la vie menée par les bergers arméniens.


"Fin" d'Artavazd Pelechian en présence de Serge Avedikian

Un train avance vers..."Fin". Tourné caméra à l’épaule dans le train Erevan-Moscou. Musique de La Passion selon St Jean de Bach. Dans le train de Moscou à Erevan, Pelechian filme, caméra à l'épaule, des hommes et des femmes, d'âges et d'ethnies différentes.

Tous pris dans le défilement du voyage, un voyage sans horizon, dans ce lieu communautaire, ensemble malgré eux, où toute figure se dilue dans sa contemplation et tourne à l'abstraction.


"Vie" d'Artavazd Pelechian en présence de Serge Avedikian

Images d’accouchements, son d’un cœur qui bat, musique du Requiem de Verdi. Suite du film Fin. Tourné à Erevan et à Moscou. Le profil d'une femme, tendu, défiguré - comme dans la jouissance - ainsi qu'en amorce, des gestes ancestraux. Le port de l'enfant qui vient de naître, magnifié par un ralenti, une contreplongée et l'abstraction de l'espace qui l'entoure, évoque une iconographie religieuse tout comme le portrait de la mère et l'enfant.


"Maine Ocean" de Jacques Rozier en sa présence

Gare Montparnasse. Une ravissante Brésilienne, Dejanira, attrape son train in extremis. Hélas, elle ignorait qu'en France, on composte les billets. Les contrôleurs qui ne comprennent rien au portugais, sont embarrassés. Pompoiseau voudrait bien se montrer accommodant mais son collègue, Le Garrec, est bien décidé à la verbaliser. Par bonheur, une aimable avocate s'interpose et sert d'interprète...


"Les vagues" de Sophie Roger en sa présence

Histoire d'une amitié entre un réfugié soudanais et la réalisatrice. 

En compagnie du chat, elle dessine des mots. Lui, lit à haute voix Les vagues de Virginia Woolf. Elle découpe, colle et trace, il improvise des traductions en arabe. De Calais au musée du Havre, de la table de montage à la table à dessin, ils construisent ensemble un film sur le voyage, l'art et les mots justes.


"Les réfugiés de Saint Jouin" d'Ariane Doublet en sa présence

En septembre 2015, la commune de Saint-Jouin-Bruneval se porte volontaire pour accueillir une famille de réfugiés. Une partie des habitants s’organise et rénove un appartement de fond en comble. Et puis, plus rien. Commence une période incertaine, une longue attente. Le maire se heurte à la mauvaise volonté de l'État français et le logement proposé reste vide, pendant des mois.



Films étudiants - Sélection 2018

"Walaka" de Louis Aucoin

Film étonnant que ce "Walaka".

D'une certaine manière, le plus foutraque et le plus audacieux de tous ! On se marre au lieu de pleurer, on passe au second degré sur des sujets sérieux, on glisse du documentaire à la fiction, on témoigne d'horreur en se faisant chambrer, etc...

On n'a pas un film sur des réfugiés mais de réfugiés, de l'intérieur, en complète immersion. Des moments pris au hasard, à la volée qui font mouche à chaque fois. C'est tourné comme ça vient, avec ce qu'on a sous la main. Une désinvolture qui n'est pas sans rappeler le ton des films libres dont l'histoire du cinéma a tant besoin et qui nous dit en substance que la jeunesse l'emportera toujours sur la folie des hommes !

"Après-coup" de Violette Deffontaines

Tout part d'un portrait, celui d'un ami praguois qui vit dans une cabane au milieu des potagers. Cet ami a l'âge du père de la réalisatrice. Au fil de la discussion, on apprend qu'il a connu sa mère il y a longtemps, qu'il en était amoureux. Alors le film prend une autre tournure, ça se complique, ça devient plus obscur. De ce portrait d'un marginal éclairé, on passe aux secrets de famille dans leurs inextricables passions.

Ce film d'étudiant se maîtrise sur un fil, reste avec le vieux fou mais glisse sur les parents, puis reprend l'équilibre et continue sa petite introspection de funambule.

Quand au marginal dans sa cabane, il nous sort deux, trois phrases qui nous laissent sans voix. Deux, trois phrases arrachées depuis le vélo, sur des toilettes de fortune ou sur un escabeau en train de poser des roseaux au plafond. Deux, trois phrases qui nous font dire tout au fond de nous, aussi simplement soit-il :

« Tiens ! Celui-là il a compris la vie ! »

"Souffle" de Dhia Jerbi

D'un film d'école sur le monde du travail, on se retrouve avec un petit poème sensible sur la question des origines. Comment, déraciné, on en perd sa langue, on se met à bégayer. Un jeune homme parle français et arabe mais les mots ne sortent pas. Ça bute. En quelques minutes le réalisateur nous laisse deviner que pour gagner un nouveau pays il faut en perdre un ancien et avec des images griffonnées de médina, de route la nuit, naît la sensation que le jeune homme en question est à l'image du monde et de son histoire, en plein bégaiement...


Galerie photos 2018


Partenaires 2018

Nous tenons à remercier tout particulièrement Juliette Haubois pour son aide précieuse dans la programmation, Stéphane Neidhardt pour la création graphique de nos visuels, Bénédicte Mary-Lemaux pour la déclinaison de ceux-ci ainsi que l'ensemble de nos adhérents et donateurs !


Dossier de presse 2018

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez télécharger le dossier de presse complet de cette édition avec la fiche détaillée pour chacun des films. Bonne lecture !

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Dossier de Presse Les Filmeurs 2018.pdf
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