Dans les bois


Un film de Mindaugas Survila - Lituanie | 2017 | 63' - Production G. Žulytė - M. Survila - R. Šumilė

Projection le vendredi 5 juillet 2019 à 22h00

Dans les bois n’est pas seulement un film sur la nature ou sur les animaux.

C’est un véritable plongeon dans une forêt profonde, primaire, d’Europe de l’Est. 

On ne suit pas tel ou tel animal, on est sidéré tout à coup de se retrouver en face d’une cigogne noire, d’une vipère ou d’une chouette de l’Oural. Le moindre Loire endormi est une invitation à vivre au cœur même de son foyer. Tout est extraordinaire !

Le film dure une heure. On peut venir le voir avec ses enfants ou petits enfants à partir de 6 ans, à la nuit tombée, le vendredi, en plein air. 

Voir « Dans les Bois » dans les champs s’annonce magnifique…  

 

A venir voir en famille !

De la grotte des loups au nid d’une cigogne noire, de l’abri d’une famille de chouettes au terrier d’une minuscule souris : des scènes incroyables filmées au plus près des habitants d’une des dernières forêts primaires de la Baltique.

 


Au plus près de la vie sauvage...

“Dans les bois” nous entraîne dans un lieu où les limites du temps ont disparu, dans une nature sauvage et d’une fragile beauté. Cette immersion totale dans des forêts ancestrales est une expérience forte pour les spectateurs de tous âges. La caméra de Minaudas Survila a su capter et filmer les animaux des bois comme rarement. Porté par une bande son uniquement composée de bruits de la forêt presque palpables, ce documentaire est un témoignage atypique, poétique et fascinant quand l’on songe à la rapidité avec laquelle ces lieux encore vierges sont en train d’être effacés de la surface de la terre.

 


 

Mindaugas Survila, le parcours d'un passionné...

Mindaugas Survila est en quelque sorte un “homme des bois”.

Enfant déjà, il s‘intéressait beaucoup aux forêts et adorait y passer du temps. Cette passion ne l’a jamais quitté et quand il découvrait qu’une partie de ses endroits préférés avait été détruite, c’était pour lui comme perdre un ami cher.

Mindaugas Survila pensait à faire ce film depuis son adolescence et a alors commencé à photographier la forêt. Il a ensuite assisté à de nombreuses conférences pour jeunes scientifiques en Lituanie jusqu’au jour où il a lui même présenté son travail d’observation scientifique de la nature fait à partir de tous ses clichés.

Après son baccalauréat, il a étudié la biologie à l’université ainsi que le management écologique et environnemental. Enfin, pour se former au cinéma, il a travaillé aux côtés de célèbres réalisateurs lituaniens comme Sarunas Bartas, Audrius Stonys, ou du réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa, en tant que photographe ou assistant caméra.

 

Huit ans de travail pour un documentaire hors norme...

Les quatre premières années ont été consacrées à la préparation du film et en premier lieu à l’étude des forêts primaires lituaniennes. Le réalisateur a dû tout d’abord partir à la recherche de ces lieux et se familiariser avec ses habitants. Le film a, en effet, été tourné dans une myriade de petites forêts de Lituanie, puis monté de manière à ce que l’on ait l’illusion qu’il s’agisse d’une seule et même forêt.

La seconde étape a été pour Mindaugas Survila de trouver les moyens d’approcher chacun des animaux, puis de fabriquer le matériel permettant de saisir les attitudes, les mouvements et les sons de ces animaux. Il fallait donc créer des équipements spécifiques et utiliser des techniques offrant la possibilité de filmer à des hauteurs différentes et sur des plateformes différentes. Ces aspects techniques allaient du système de cordages pour filmer à la verticale ou au dessus des arbres, au système de stabilisation de l’éclairage pour filmer sous l’eau... Mais c’était aussi trouver comment commander à distance les caméras, mettre au point le système permettant de filmer aussi bien au ras du sol qu’à la cime des arbres ou encore imaginer le meilleur système d’équipements de prise de son pour la caméra...

Les quatre années suivantes ont été consacrées à la prise de vues et au montage sachant que Mindaugas Survila a été le principal cameraman. Toutefois, d’autres professionnels sont venus l’assister. En effet, certains animaux du film sont très rares et difficiles à repérer comme par exemple les chouettes dont il n’existe que vingt couples dans toute la Lituanie. Huit scientifiques étaient là pour suggérer les endroits dans lesquelsMindaugas pourrait trouver tel ou tel animal et des personnes allaient ensuite sur place repérer et étudier le terrain...