Concert Lionel Belmondo Trio

Vendredi 5 juillet à 20h30


Lionel Belmondo

Initiateur de quelques-unes des aventures musicales les plus fécondes de ces dernières années, Lionel Belmondo est l’un des empêcheurs de swinguer en rond du jazz hexagonal. Du quintet ardent qu’il formait avec son frère trompettiste Stéphane jusqu’à son exploration de longue haleine des correspondances possibles entre le jazz et la musique française post-impressionniste avec l’ensemble Hymne au soleil (quatre Victoires du Jazz), en passant par ses expériences avec Horace Silver et le regretté Yusef Lateef ou ses afro-trips électro avec le DJ Fred Galliano,le saxophoniste est un inlassable défricheur des puissances et des possibles de la musique, habité par une énergie qui rappelle les grands héros de la tradition du jazz.


Geraud Portal

Géraud Portal est né à Bourges en 1987 au sein d’une famille de mélomanes. Il a tout juste huit ans quand ses deux aînés lui fourrent une basse électrique entre les mains. Au lycée, Géraud participe à un stage de jazz organisé par le Crescent de Mâcon ; il y fait la connaissance de François Gallix et Gaël Horellou, membres du collectif Mû qui guident ses premiers pas. À cette même époque il rencontre le saxophoniste David Ware, personnage déterminant pour la suite de sa carrière. L’Américain le remarque à l’occasion d’une master class et l’invite à venir étudier chez lui à New York. Ce sera le premier d’une série de séjours. En 2012, Géraud a vingt-cinq ans et il partage son temps entre le Berry et Paris où il se rend pour jouer avec Gaël Horellou. C’est lui qui le met en contact avec le batteur Ari Hoenig à la recherche d’un contrebassiste pour l’accompagner lors de ses apparitions européennes. Il lui propose d’abord quelques dates dans des clubs new-yorkais pour rôder le répertoire. Au cours de ce nouveau séjour outre atlantique, Géraud fait la connaissance du contrebassisteBill Lee et de trois jeunes musiciens qu’il héberge dans le quartier de Fort Greene : Arnold Lee, Ben Solomon et Kush Abadey. Cette période inspire à Géraud l’écriture de plusieurs titres et une amicale conspiration se met en place pour permettre l’enregistrement de ce qui deviendra le premier album de Géraud Portal en tant que leader : Fort Greene Story. De retour en France en janvier 2013, Géraud ouvre une parenthèse d’un an pour apprendre le métier de bûcheron. Mais la musique est plus forte et le renvoie à New- York en 2014 pour enregistrer un album en trio avec Étienne Déconfin et Kush Abadey : ce sera Brothers, son deuxième opus, sorti en septembre 2015. Cette même année, Géraud s’installe à Paris et se fait de plus en plus présent sur les scènes des clubs de la capitale. Sideman actif et apprécié, il est sollicité par les plus grands pour des tournées nationales et internationales : Ali Jackson, Gary Bartz, Jazzmeia Horn, Kirk Lightsey, Stéphane Belmondo, Saul Rubin... Ses prestations diverses sont remarquées ; le programmateur du Duc des Lombards le repère et lui confie la direction artistique des jams session du vendredi, une « carte blanche » hebdomadaire dans laquelle il peut inviter les musiciens de son choix. Cette liberté lui permet de rencontrer toute la jeune scène hexagonale et de pouvoir choisir parmi eux ceux qui participent aujourd’hui à ce nouvel album hommage au contrebassiste Charles Mingus.


Tony Rabeson

Tony Rabeson, batteur de jazz, est né en 1958 à Antananarivo (Madagascar). Il débarque en France à l’âge de 20 ans. Il est aussitôt repéré par Eddy Louiss qui l’emmène avec lui pour une tournée en Afrique, en compagnie du bassiste Sylvain Marc.

Au cours de sa carrière, essentiellement en tant que sideman, il a accompagné un grand nombre de célébrités du jazz allant de Toots Thielemans à Joe Lovano, en passant par Lee Konitz, Kenny Wheeler, Steve Swallow, Michel Portal, Eddy Louiss, Martial Solal, Maurice Vander, Christian Escoudé, sans oublier les compagnons avec qui il a le plus souvent voyagé et enregistré au cours des deux dernières décennies : Henri Texier, Éric Le Lann, Olivier Hutman, Andy Emler, Louis Winsberg,

Baptiste Trotignon, Mario Canonge, Bojan Z, Laurent Larcher, David Linx, Olivier Bogé, Marc Bertaux, Dimitri Douriantonis, et, bien sûr Lalao et Jeanot Rabeson.

Il a également côtoyé au début de sa carrière les batteurs Kenny Clarke, Sam Woodyard et Philly Joe Jones dont il a beaucoup appris.

Son jeu d’une très grande rigueur rythmique, ses roulements de tambours et son swing aérien et coloré, s’inspire des joueurs d’amponga (tambours) du hira gasy. Selon Henri Texier, Tony Rabeson « ne joue pas de la batterie, il fait chanter ses tambours ».