Newsletter Juin 2017


La sélection de films pour notre festival se termine. Elle vous attend.

On se rend compte qu'elle est empreinte de films qui font état d'une certaine faculté de renversement d'un monde pas toujours drôle en proposant des solutions locales aussi joyeuses et improbables que merveilleuses.

Adaptation à la vie dure, injuste et parfois dangereuse pour se défaire de la résignation et créer de véritables petits miracles. Ça résiste, ça renaît tel le phénix, ça émerge pour reprendre les termes du moment. 

Comme si nos rêves d'hier commençaient à faire le monde d'aujourd'hui. 

 

Des films comme « Kinshasa Symphony » qui fera l'ouverture, le vendredi soir, nous montre que sur la plus grande misère peut pousser les plus belles roses. Film musical incroyable, plein d'audace et d'élan qui nous transporte littéralement au cœur d'une joie profonde.

Ou comment dans « Alléluïa » un vieil anarchiste, bougon, misanthrope et grincheux nous convie depuis sa cabane de montagne à la rigolade avec un regard sur le monde aussi vierge et pur qu'un enfant. 

Bien sûr, l'approche sensible et poétique de « Wild Plants » le samedi soir se passe de commentaire tant la beauté et la pertinence du propos nous emporte aux quatre coins du monde dans un véritable renouveau du rapport de l'homme à la terre.

C'est au cœur de l'abîme, dans « Félicité » qui clôturera le festival le dimanche soir, qu'une petite famille d'Afrique, composée d'une chanteuse, son fils et d'un boxeur-bricoleur, trouvera la sérénité et une force miraculeuse dans la vie même. 

D'autres courts-métrages sur le deuil qui n'empêche pas la vie, bien au contraire, sur la séparation qui n'empêche pas l'amour, bien au contraire, sur l'enfance qui s'en va qui n'empêche pas de garder en nous notre enfance, bien au contraire, sur la bêtise d'un certain monde théâtral qui n'empêche pas l'amour du théâtre, bien au contraire.

 

En un mot, cette sélection a quelque chose d'un drôle de pied de nez. Que ce soit dans la république Démocratique du Congo, en France ou à Detroit, sur les routes non goudronnées ou chez les riches occidentaux (qui ne sont pas spécialement riches comme il est dit dans « Sur la terre »), un pied de nez à ce que l'on nous fait avaler comme pollution et pas seulement de l'air !

Un pied de nez courageux, pensé dans des gestes artistiques que nous serons particulièrement fiers de vous faire découvrir, partager au milieu de notre champ comme autant de boutons d'or estivaux.

 

Deux concerts les vendredi et samedi soirs de jazz et blues, et le dimanche soir sous le chapiteau, la soirée se terminera par un concert de jazz manouche (de papys hautement inspirés !) suivi d'une fête champêtre à laquelle vous serez tous vivement conviés !

 

A bientôt donc, on espère ! 

On y travaille, en tout cas...

 

Emmanuel des Filmeurs